2029, les survivants d’un holocauste nucléaire déclenché en 1997 par une intelligence artificielle expansive (IL FAUT TUER TOUS LES HUMAINS) se sont regroupés pour un ultime assaut mené par John Connor. S’ils réussissent à venir à bout des armées de Skynet, le réseau a dépêché un T-800 dans le passé. John pense que l’androïd a été envoyé en 1984 pour tuer sa mère, Sarah Connor. Son lieutenant Kyle Reese se propose alors pour le poursuivre et tenter de protéger cette femme.

TERMINATOR : GENISYS (paske système) 2h06 en 3D

Peut-on réellement aller au cinéma regarder ce film en ignorant tout de ce qu’est un Terminator ? Je parle de la saga de films, des séries éventuellement.

Back to 1984, mais ça ne se passe pas du tout comme prévu. Bah oui, Skynet est connecté, il a Netflix et il a vu les 4 précédents films. Alors tu peux pas test.

Qu’est-ce que c’est que Skynet ? Et c’est quoi ces Terminators ? (pas des termites géantes en tout cas).

COME WITH ME IF YOU WANT TO LIVE

Terminator, premier du nom. 1984. James Cameron accusé de plagier La 4e Dimension va pondre un petit film qui va faire un carton au box-office alors que personne ne parait dessus, le réal étant considéré alors comme de seconde zone. La zone, il la filme dans un Los Angeles eighties qui voit débarquer un culturiste autrichien nudiste androïde pas commode et un jeune punk (couleur locale). Ils recherchent tous les deux la même femme, Sarah Linda Hamilton Connor. Oui, voilà ! L’un pour la flinguer avant qu’elle ne donne naissance au stratège susceptible de mettre fin à Skynet avec sa Résistance, l’autre pour la protéger. Actioner décalé, d’une redoutable efficacité et noirceur, il fait date grâce à la réa mais surtout aux animatroniques de Stan Winston, le magicien de maquillage et d’effets spéciaux.

Terminator 2 : le Jugement dernier. 1991. On reprend Hamilton, Schwarzy, Cameron, on ajoute Edward Norton, Robert Patrick et on remet ça. Cette fois-ci, le Terminateur (oui, c’est le nom canadien, vous aimez ?) est envoyé du futur par John Connor pour se protéger lui-même enfant de l’envoi d’un tueur implacable, le T-1000. En poly-alliage mimétique (et en fx morphing épatants pour l’époque), celui-ci est très dangereux car il peut copier pratiquement tout ce qu’il veut, même le corps et la voix d’unE proche ou se faire pousser des lames à la place des mains. Quasiment increvable, le machin !

Terminator 3 : le soulèvement des machines. 2003. Je serais assez tentée de faire comme si ce film n’avait pas existé. Que ce soit la réalisation de Jonathan Mostow, Kristanna Loken, Claire Danes, le scénario, les fx, Nick Stahl (le Yellow Bastard de Sin City 😉 ), y a rien à sauver. Bah oui, Sarah Connor est morte d’une leucémie dans cette histoire. Rien à sauver donc.

Terminator 4 : Renaissance. 2009. McG délaisse Charlie et ses drôles de dames et nous pond un film Transformer like. Et ce n’est pas une insulte ! Sacrés effets spéciaux ici, mais ça ne suffit pas à faire adhérer à ce film au John Connor incarné par un Christian Bale bien trop bavard alors qu’un Sam Worthington arrive au milieu des batailles de 2017 sans trop savoir ce qu’il fait là. No splatter !

Je fais impasse sur la série télé car je ne l’ai pas vue mais sachez qu’elle a rapidement été arrêtée, faute de spectateur/trices.

Terminator Genisys (Sys pour système, nan ce n’est pas une faute d’orthographe) est soit un film hommage déguisé en reboot, soit une grosse fumisterie. En effet, tout est pompé à la saga. Le Terminator de Schwarzy est présent jeune et vieux, mais précise-t-il « pas obsolète ». Les scènes d’action sont tirées de chaque film, plan par plan.

Pendant le visionnage, on se dit que ça fait le spectacle. Les techniques sont mélangées par le réalisateur Alan Taylor et les scénaristes dont Pascal Lussier (qui a commis d’affreux Dracula, mais est aussi un des monteurs de Del Toro ou Wes Craven). C’est divertissant. Même si certains effets spéciaux sont moyens. Le scénario enchaîne les références, les auto-citations, se moquent des copains blockbusters (une petite pique à Transformers et Michael Bay) et abuse largement de gags gênants par leur répétition. Voir le visage de l’avant-dernier Dr Who me semble un sacré coup par contre, faudrait demander aux fans.

Éminemment oedipien, cet opus va encore plus loin. C’est tonton Sigmund qui serait content ! Ce qui est regrettable, c’est que la seule partie véritablement intéressante n’est pas développée : l’apparition de sentiments paternels chez un cyborg programmé et l’obsolescence de celui-ci.

Pis je sais pas… J’aurais bien aimé que pour une fois, Sarah Connor jouée par la gironde Emilia Daenerys Clarke soit celle qui sauve Kyle Reese, en mode frêle jeune premier. Allez va, il y aura encore 2 volets à cette nouvelle trilogie. Que vont-ils trouver à raconter ?

À noter que je vous conseille de rester après le générique. Ça ne s’arrête pas toujours au retour des lumières dans la salle…

C’est fou ce qu’on peut faire avec des sfx maintenant !

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